Peux-tu te présenter brièvement et nous résumer ton parcours pour ceux qui ne te connaissent pas ?
NESTOR, 39 ans, marié, 1 enfant . Animateur technicien radio à 16 ans (Artois2000 de 82 à 86, Formule 1 en 86, WRPL en 87, Ciel en 93, Banquise en 95). DJ au Réal en 88, au Sunset de 89 à 98 (région Pas-de-Calais).
Comment est venue cette passion pour la radio et la discothèque, et en quelle année a-tu commencé ?
Dans les années 80 en écoutant les radios nationales (Challenger sur RTL) et régionales. La manipulation des 45t sur les electrophones et les petits montages sur magnétophones étaient frustrants. Je voulais en faire plus (parler dans un petit micro pour soi même, ça dure un temps !)
Quels ont été tes animateurs ou DJs préférés ? Quels sont ceux qui t'on donné envie de faire de la radio et de la discothèque ?
On peut en rire, mais écouter Julien Lepers sur RTL me fascinait. Ecouter les retransmissions des Discothèques sur les radios me donnait envie d'y aller, même à 14 Ans !
Quelle est l'origine de ton pseudo ?
Sur Artois 2000, un autre animateur avait le même prénom que moi, un choix s'imposait. La St Nestor est le lendemain de ma date anniversaire. Eric NC a trouvé ça sympa et l'annonçait déjà à l'antenne sans mon accord, il était trop tard, et c'est resté. Aujourd'hui on m'appelle toujours comme ça, même mon épouse !
Pourquoi avoir choisi le style funk ? Comment a-tu découvert cette musique ?
J'ai baigné tout de suite dans le Disco, on dansait dessus dans les fêtes de famille. Mes premiers 45t, c'était Stars on 45, Imagination, Boys Town Gang. La Funk était la suite logique, et j'appréciais déjà les performances vocales et le son de la Basse.
Quelles sont les émissions que tu préféré animé ?
Un brin de nostalgie pour ma première évidemment (Funky Town Party en 83), mais je crois avoir trouvé un concept et un rythme dans les dernières (L'Histoire de la Funk sur Radio Banquise en 1996), et enfin je trouvais ma voix pas trop mal.
Peux-tu nous raconter ton meilleur et pire souvenir, ou une petite anecdote qui t'a marqué dans ton parcours ?
En Discothèque, une cliente qui fait tomber son verre sur une Technics (HS à 2H du mat en pleine soirée !). Des coupures d'électricité répétives dans une boîte pleine à craquer laissent des mauvais souvenirs, surtout lorsque le public siffle dans ma direction. Le meilleur reste une St Sylvestre qui ne s'arrêtait jamais, on était sur une quatrième farandole à 7H du mat, on a pris la décision d'arrêter la musique après.
En radio, le pire est de se faire renvoyer par jalousie. Le meilleur était à chaque fois de s'asseoir sur le siège à la technique.
Parle-nous un peu de ta programmation en club, est ce que tu prépares ta liste de tracks avant de commencer à mixer ou bien y vas-tu au feeling ?
Je m'efforçais de choisir une petite pile et de me l'imposait dans une soirée, pour varier les séries. On tombe vite dans de trop mauvaise habitudes, il fallait oser et surprendre la clientèle.
Parle-nous de ta collection, est-ce que tu « chine » encore ? Quels disques ?
Très bonne collection, surtout en maxi disco assez rare. Je ne chine plus pour l'instant. J'ai pour l'instant d'autres priorités dans mes activités, mais ça reviendra.
Quels sont tes artistes préférés ?
Bizarrement, je n'en ai pas particulièrement. J'aime bien des sons étonnants (même en techno !). Une voix qui me donne des frissons m'impressionnera toujours.
Mis à part la musique, quelles sont tes autres passions ?
La nostalgie des voitures anciennes, retaper des vieux meubles.
Parle-nous de ton actualité ?
Bien occupé par mon travail (technicien son-lumière-vidéo) et DJ occasionnel dans une société de production événementielle.
Avec quel matériel travaille-tu (ou aime tu travailler) ?
Je reste quand même sur des « vielles techniques » comme le son analogique. Et je travaillerais encore longtemps avec des platines cd pour faire des soirées !
Tu veux qu'on se rappelle de toi pour quoi ?
J'aime bien penser qu'il y ait des gens quelque part qui se souviennent de bonnes soirées que j'animais, qu'en entendant certains morceaux à la radio ils se revoient dans telle discothèque, dans telle ambiance... et que j'y étais pour quelque chose !
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